- Tag : Community Stories
Les mamans sur les sentiers et sur la route
Les mamans nous inspirent.
Elles sont là pour nous lorsque nous avons besoin de motivation et d’encouragement.
Mais quand c’est à leur tour d’en avoir besoin, vers qui se tournent-elles? À l’occasion de la fête des Mères, nous avons demandé à des mamans athlètes d’Altra comment la maternité les a inspirées à se dépasser et à aller plus loin, et quelles leçons elles transmettent à leurs enfants pour avancer sur les routes et les sentiers de la vie.
LES MAMANS SUR LA ROUTE
Amy Jay
Membre de l’équipe Altra R.E.D
Bonjour! Je suis Amy, alias Go Fast Mommy. Je ne pense pas que je serais devenue une coureuse si mon premier enfant ne m’avait pas lancé : « Va vite, maman! » alors que je le promenais en poussette quand il avait trois ans! J’ai commencé à courir ce jour-là et je n’ai jamais arrêté. J’ai poussé mes deux enfants en poussette, y compris lors de plusieurs demi-marathons que j’ai courus avec chacun d’eux. J’ai couru alors que j’étais enceinte de mon deuxième enfant, et cela m’a appris que je suis capable d’accomplir bien plus que ce que j’aurais pu imaginer.
Après des années passées à m’accompagner à bord d’une poussette, mes enfants de 4 et 11 ans adorent courir à mes côtés. Bien que je sois triste que mes courses de poussette soient derrière moi, courir ensemble dans les rues et les sentiers de notre quartier n’a pas de prix. Voir la joie que leur procure la course me rappelle pourquoi je suis tombée amoureuse de ce sport.
Lara Kondor
Membre de l’équipe Altra R.E.D
Quand je m’entraînais pour mon troisième marathon, j’ai lu un article sur un homme autiste qui avait couru un marathon avec sa mère, et je me suis dit : j’aimerais que Noah et moi puissions le faire un jour.
À l’époque, ce souhait semblait impossible. Noah avait besoin d’encouragements pour terminer une course de 200 mètres aux Jeux olympiques spéciaux. Mais en vieillissant, Noah était de plus en plus intéressé à courir avec moi et a même commencé à courir des distances de 5 km. La course est restée un intérêt occasionnel jusqu’à ce que nous déménagions dans le New Hampshire en 2019. Étant trop âgé pour le système scolaire et inadmissible aux services de garde, Noah avait besoin d’activités pour occuper ses journées. En tant qu’ultramarathonienne, je me demandais si des entraînements de course et de marche seraient bénéfiques pour lui. La réponse : c’était transformateur.
Noah est passé de moins de 16 km par semaine à une moyenne de 60 à 80 km. Six semaines plus tard, il courait son premier demi-marathon. Quelques mois plus tard, nous avons réalisé ce rêve de courir un marathon (puis plusieurs) ensemble dans le cadre d’une course de 6 heures.
La course a eu un impact considérable sur Noah, tant sur le plan du comportement que sur celui des relations sociales. Elle lui a permis de rencontrer de nouveaux amis à travers le Millenium Running Club et toutes les courses auxquelles nous avons participé ensemble.
Quand j’ai commencé à courir, je l’ai fait pour moi-même. Maintenant, je peux partager cette passion avec mon fils alors que nous nous efforçons d’atteindre de nouveaux objectifs ensemble.
Rebecca Barber
Membre de l’équipe Altra R.E.D
J’ai eu la chance de pouvoir courir pendant la majeure partie de ma grossesse, allant même jusqu’à courir le marathon de Boston alors que j’étais enceinte de 12 semaines. La course fait partie de ma vie depuis mon enfance, et j’ai très hâte de la partager avec mon fils quand il sera assez grand. En attendant, je l’amène avec moi dans la poussette de course, ce qui lui permet de découvrir des endroits de notre ville qu’il n’aurait pas vus aussi facilement autrement, et ça compte énormément pour moi.
Alors que j’ai vécu une année mouvementée, courir m’a permis de me sentir connectée à mon ancien moi. Je suis étonnée de voir comment mon corps peut créer un être humain, puis retrouver le chemin de la course sur de plus longues distances. Cela me confirme que je peux accomplir des choses difficiles et que je peux montrer à mon fils l’importance de suivre ses passions, de trouver du plaisir à bouger et de découvrir une communauté autour de ses passions.
LES MAMANS SUR LES SENTIERS
Amanda Basham
Membre de l’équipe d’athlètes de haut niveau d’Altra
Quand j’étais plus jeune, je ne savais vraiment pas si je voulais des enfants. Je n’ai jamais été vraiment en contact avec eux et j’ai toujours eu tellement d’objectifs de course qu’être mère n’était pas dans mes plans. Puis j’ai rencontré Justin et toutes les questions de la vie ont soudainement obtenu des réponses. Il est devenu clair que c’était ce que je voulais.
Une femme athlète doit tenir compte de plusieurs éléments lorsqu’elle veut avoir des enfants : Les marques me soutiendront-elles? Dois-je courir cette course avant? Vais-je être en mesure de revenir après l’accouchement?
Pour ma part, je peux dire que j’ai de la chance pour plusieurs raisons. La première est que je n’ai pas eu à trop me soucier de ces points parce que je suis soutenue par des marques qui encouragent les femmes athlètes et la maternité. De plus, les courses ont été annulées en raison de la pandémie, donc courir n’était plus une option.
J’ai commencé ma grossesse en pensant que ce serait un jeu d’enfant. Je n’avais jamais été aussi en forme depuis que je m’entraînais pour le Lake Sonoma 50 de 2020, qui a finalement été annulé. Je croyais pouvoir continuer à courir et m’entraîner pendant neuf mois comme si de rien n’était. J’ai rapidement réalisé que ce n’était pas le cas et qu’un ventre de 9 à 14 kg compliquait les choses. J’avais des nausées, j’étais épuisée, j’avais des douleurs nerveuses, je surchauffais facilement et je me sentais constamment déshydratée. Ma frustration grimpait jusqu’à ce que je prenne du recul et que je réalise quel était maintenant l’objectif de la course. Je ne m’entraînais pas pour gagner les Western States; je m’entraînais pour rester en bonne santé et créer un petit être humain. Une fois que j’ai changé d’état d’esprit, j’y suis allée un jour à la fois et je me suis adaptée aux capacités de mon corps. Certains jours, je pouvais courir 8 km à un rythme soutenu, tandis que d’autres jours je pouvais à peine marcher jusqu’à la cuisine pour boire un verre d’eau.
En janvier, nous avons eu une belle petite fille en santé et mon engouement pour la course à pied n’avait jamais été aussi grand. La course m’a vraiment manqué tout au long de ma grossesse, mais ma passion pour le sport n’a fait que croître. Cette période m’a également appris à prendre soin de moi et respecter mes limites. Il ne s’agissait plus de distance ou de rythme, ni de mesures de performance, comme ça avait été le cas depuis 13 ans.
Maintenant, trois mois après l’accouchement, j’aime courir plus que jamais. Je suis encore loin du niveau de forme physique que j’avais avant, mais mon corps vient de créer un être humain, ce qui est assez impressionnant.
J’ai beaucoup appris au cours de la dernière année, mais la plus grande leçon que j’ai acquise est que le rôle de mère est le travail le plus sous-estimé qui soit. Et il faut ensuite y ajouter un emploi, une relation et un entraînement? Soyons honnêtes, c’est incroyablement difficile et merveilleux à la fois. Et nous apprenons constamment. Je veux donc rappeler à toutes les mamans à quel point elles sont géniales. J’espère que vous prendrez le temps de célébrer tout ce que vous avez accompli.
Lynn Peng
Membre de l’équipe Altra R.E.D
La course fait partie de ma vie depuis le début de mon adolescence, mais j’ai commencé les longues distances seulement pendant mes études en médecine.
La course est devenue mon exutoire physique alors que je repoussais sans cesse mes limites mentales pendant mes études. C’est ainsi que j’ai appris à me libérer l’esprit et à pousser mon corps au-delà de ses limites. Une partie cruciale de ma journée consistait alors à lacer mes chaussures et partir courir sur la route ou les sentiers pendant la journée, ou le tapis roulant s’il faisait trop sombre pour que je puisse courir seule en toute sécurité dans les rues. Cette routine m’a emmenée à mon premier marathon à Boston, à travers mes études et ma résidence, puis la maternité. Je partais courir très tôt le matin avant que mes bébés ne se réveillent afin que je puisse me rendre à l’hôpital à 6 h 30 : c’était mon moment à moi. Une poussette simple, puis une poussette à deux places : c’était ma nouvelle façon de parcourir des kilomètres la fin de semaine, et mes filles sont devenues de vraies championnes des siestes sur les sentiers.
Je n’ai jamais voulu forcer mes enfants à faire de la course, parce que cette passion était quelque chose que j’ai découvert par moi-même. Quand mon aînée est entrée à l’école secondaire l’automne dernier, j’ai été surprise lorsqu’elle a choisi le cross-country. Elle a suivi le préentraînement estival, parcourant jusqu’à 6 ou 8 km par jour. Ses courses en semaine avec ses coéquipiers se déroulaient avec un masque et respectaient les normes de sécurité liées à la COVID, mais ses courses le dimanche étaient avec moi et mon mari sur nos sentiers préférés.
C’était une telle joie de la voir gagner en confiance alors qu’elle réussissait à parcourir des distances qu’elle ne pensait jamais pouvoir atteindre. Et même maintenant, pendant la saison de basketball, elle se lève tôt chaque matin pour parcourir quelques kilomètres avant l’école, développant son propre amour pour ce sport qui compte tellement pour moi.
Steph Eldore
Membre de l’équipe Altra R.E.D
Ma fille court avec moi depuis le premier jour. J’ai couru un marathon et plusieurs demi-marathons alors que j’étais enceinte d’Abby. Puis elle m’a accompagné pour plusieurs autres marathons, demi-marathons et distances plus courtes dans la poussette de jogging. Maintenant, elle s’entraîne à mes côtés pour toutes sortes d’aventures. Jusqu’à présent, Abby a terminé neuf demi-marathons et une course de 30 km et elle souhaite continuer à atteindre de grands objectifs. Elle parle déjà de s’attaquer à un 161 km quand elle sera adulte et espère que je ne serai pas trop vieille pour l’accompagner… très drôle!
Le temps que je passe sur les sentiers avec Abigail est vraiment inestimable. Quand elle était plus jeune, nous passions ses kilomètres à chanter, à jouer à des jeux et à rigoler. Maintenant qu’elle est un peu plus âgée (12 ans), nous discutons de nos inquiétudes, de nos peurs, de nos espoirs et de nos rêves. Nous rions, nous partageons et parfois nous pleurons.
La fierté que je ressens en regardant ma fille s’attaquer à d’immenses objectifs est vraiment indescriptible. En septembre dernier, alors qu’Abby avait 11 ans et qu’elle participait à sa première course de 30 km, je l’ai vue faire preuve de tellement de courage et de détermination. Nous étions près du sommet de Lookout Mountain, après avoir grimpé 1 372 mètres d’altitude dans les 16 premiers km, et la fumée des feux de forêt locaux était dense et opprimante. Abby avait de la difficulté, alors je lui ai dit à quel point j’étais fière d’elle, même si elle ne terminait pas la course. Nous pouvions redescendre avec un bénévole qui était en poste au sommet de la montagne. Elle est devenue très émotive et s’est exclamée : « Je n’ai pas travaillé si dur pour abandonner maintenant. Je dois terminer cette course! »
C’est à ce moment que j’ai pleinement réalisé à quel point nos aventures sur les sentiers ont forgé son courage, sa détermination, son endurance, son engagement et sa persévérance. Toutes ces aventures ont également rempli mon cœur de mère de joie.
Liz Collins
Membre de l’équipe Altra R.E.D
La course a apporté tant de belles choses dans ma vie : la confiance en soi, l’aventure, la communauté et même mon mari. Et dans cette continuité, elle m’a également menée vers la maternité.
Mon mari et moi nous aimions plaisanter en disant que si nous pouvions terminer des courses de 161 et 322 km, nous serions capables de survivre au travail et à l’ultramarathon que représentent les premiers mois de vie d’un enfant! Les ultramarathons sont imprévisibles. Ils vous poussent à écouter votre corps et à lui faire confiance. Cela m’a parfaitement préparée pour mon entrée dans la maternité, de la fécondation in vitro à la grossesse gémellaire subséquente. J’ai parfois dû abandonner le contrôle du processus et écouter les messages que mon corps m’envoyait. En même temps, courir (bien que de façon minimale) pendant la grossesse me procurait un sentiment de normalité et de force tout au long du processus.
Mes jumelles, qui sont attendues d’un jour à l’autre, grandiront dans une communauté de coureurs. Elles seront entourées de cette force qui a tant marqué ma vie ces dernières années. Elles me verront m’entraîner, courir, faire du bénévolat et soutenir les autres. Et je ne peux qu’espérer qu’à travers cela, elles apprennent qu’il est possible d’affronter tous les défis de la vie.
Kate Kloss
Membre de l’équipe Altra R.E.D
Je n’ai pas toujours été une coureuse. Je me suis inscrite pour mon premier 5 km quand mon fils avait deux ans. À près de 30 ans, je n’avais jamais couru un kilomètre entier. L’entraînement était censé être un moment pour moi, un objectif autre que prendre soin de mon enfant. Lors de ces premières courses, je sentais le soleil sur mon visage et la brise contre ma peau. Je me concentrais uniquement sur le mouvement de mes jambes et le maintien d’une respiration régulière pendant que mes poumons commençaient à brûler.
Ce que je ne réalisais pas à l’époque, c’est que la résilience que j’acquérais en courant influencerait mon rôle de mère.
Bientôt, une crise de colère semblait moins m’affecter. Une perturbation de mon emploi du temps représentait un défi moins difficile à gérer. Toutefois, le véritable avantage émanait du fait que mes enfants me regardaient sortir pour prendre soin de mon corps et de mon esprit.
J’ai couru sous la pluie, la neige, le vent, la chaleur et le froid, et ils me regardent revenir en sueur ou avec des cils gelés. Il faisait froid, les conditions étaient ardues, j’étais fatiguée, mais je l’ai fait sous leur regard. J’acquiers de la résilience pour moi ET pour eux.
Ma course constitue une leçon pour nous tous.

